Un délicat bilan environnemental des emballages

Avant de proposer un bilan environnemental des emballages, il est indispensable de redire que ceux-ci sont à considérer vis-à-vis des denrées qu'ils protègent. L'emballage n'est pas qu'un futur déchet... c'est un outil actif de protection de l'essentiel : l'aliment. Et comme l'impact de ce dernier est significativement supérieur, l'objectif "numéro 1" de l'emballage est sa conservation. Ceci dit, analysons de façon factuelle les différents impacts des emballages.

Faible contribution au réchauffement climatique

La contribution des emballages aux émissions de CO2 globales, tous matériaux confondus, par les foyers et les entreprises n’est que de 1,7% (en Europe, données 2011). Par ailleurs, une étude de référence (Carbone4, 2019) montre que le gain obtenu par la « mise à zéro de la quantité d’emballages ménagers utilisés en France » ne permettrait de soustraire annuellement – et au maximum – que 0,09 tonne équivalent CO2 par habitant. Ce gain est très faible : il ne représente que 0,8% de notre empreinte carbone individuelle moyenne. En tant qu’écogeste, la suppression des emballages ménagers est l'un des moins puissant.

Les efforts de réduction doivent être menés bien sûr ! mais on comprend que les gains seront limités.

Pollution des océans par le plastique & biodiversité

Le problème de la pollution des océans est en revanche très associé aux emballages. 80% de la pollution des océans est due au plastique, et les emballages représente environ un tiers de celle-ci. L’impact sur la biodiversité est majeur, les déchets particulaires sont les plus dangereux : risque d’étouffement et d’étranglement. Les gros éléments peuvent également blesser les animaux ou entraver leur mobilité (on sait par ailleurs qu’ils transportent des espèces invasives et concentrent les polluants).

Eutrophisation, acidification des océans

Les quelques analyses ou études de cas existantes montrent que le rôle des emballages dans l'eutrophisation est généralement faible, comme l'est l'impact sur l'acidification des océans (effet corrélé à la faible contribution au réchauffement climatique des emballages).

Aucun matériau ne représente à lui seul la solution… 

Pointer du doigt tel ou tel matériau est contreproductif ; chacun possède des avantages et des inconvénients. La démarche vertueuse consiste au contraire à tous les considérer et à les utiliser correctement. Par ailleurs, quelques actions vertueuses pourraient être :

  • Le papier/carton pourrait remplacer le plastique pour les emballages dits nomades ou de restauration rapide (d’autres solutions sont à trouver pour les bouteilles en plastique). Ce remplacement précis constituerait une contribution efficace à la dépollution des océans.
  • Les avantages de l'emballage plastique doivent être connus : le gain en émission de gaz à effet de serre est significatif et la qualité de conservation des denrées est excellente.
  • L’acier et l’aluminium doivent être encore développés car ils possèdent d’excellentes propriétés de conservation et de très bons chiffres de recyclage (en France, respectivement : 100% et 48% en 2019), même si leur demande en ressources et en énergie est significative.
  • La consigne du verre est très débattue au niveau législatif et soulève de nombreuses questions, (plusieurs systèmes existent mais ils peinent à s'imposer). Le gain en GES serait faible, mais elle permettrait de limiter les besoins en ressources et en énergie.

Avertissement : cet article synthétique est issu de différents documents publiés par Natural development. L'objectif est de fournir simplement les données clé. Se référer aux sources complètes  (voir liens ci-dessous) pour une information plus exhaustive et plus détaillée.

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